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(re) Reflectindo...



[Dysfunctional Family by Yinka Shonibare]

[...]

Mas, como tambem se diz logo no inicio do documentario, "tudo comeca na familia"... De facto, nunca me esqueco desta frase (ordem?) que me foi dirigida por alguem da minha familia mais proxima: "tens que deixar os outros existir!" (... nao que eu alguma vez tivesse tido a intencao, a pretensao ou, menos ainda, a capacidade de impedir "os outros de existir"... so, what that means in practice is: "tens que deixar de existir para que eu e a(o)s outra(o)s possamos existir!"...).

E eu cresci a ouvir no seio da minha familia tanto quanto ouvi strong statements sobre "direitos adquiridos" (e, ja' agora e a titulo de curiosidade, a ser cognominada por um amigo da familia - por sinal um arquitecto portugues de quem incluo um postal aqui e que, by the way, foi quem me ofereceu o meu primeiro disco dos Pink Floyd - desde os meus 15/16 anos como "a intelectual da familia", cognome tambem usado frequentemente pela minha mae...- o que, amarga ironia, se viria a revelar uma afiada espada de dois gumes ao longo da minha vida!...) este dito, aparentemente baseado num proverbio baKongo: "a orelha nunca pode crescer mais do que a cabeca"!

Trouble is... talvez 'a excepcao destes, toda(o)s nascemos com a (e pensamos pela) nossa propria cabeca!

[Scramble for Afrika, by Yinka Shonibare]

Em suma: alguem ja' tentou reflectir um pouco mais profundamente sobre de onde veem os famosos e famigerados "complexos de inferioridade" (tambem designados por outros, "complexos de colonizado") dos negros e, muito particularmente, das negras?... Ou das causas estruturais do aparentemente "cronico sub-desenvolvimento" de Africa?!... I wonder...


[Extracto daqui]

Kongo Brazza

Ce jour à 1960:

En 1482 Diego Cao découvre l'embouche du fleuve Congo… Cette introduction à l'histoire du Congo fait de l'Afrique un simple appendice de l'histoire européenne. Il ne serait pas trop tôt de sortir de cette caricature coloniale et réductrice qui fait encore office aujourd'hui d'histoire officielle et scolaire du Congo, de sa terre et de ses hommes. Notre histoire est celle des origines de ses habitants, depuis la naissance de l'humanité. Elle intègre notre espace géographique comme carrefour des peuples, de ses expressions étatiques à travers les ages, des éléments qui ont fait le quotidien de cette terre depuis les origines. Elle ne commence pas une nuit de partage à Berlin. Notre monde n'a pas toujours été immuable comme il nous semble trop souvent le percevoir, reléguant le progrès au seul mérite de l'apport coloniale.

Construire notre intellect et nos actes à partir de la connaissance de nous-mêmes, nous conduira à des révolutions intellectuelles telles que:

1. La fermeture du mausolée de Brazza. Des français qui l'ont visité, seul le Front National s'en félicite! Un diplomate a même confié, après y avoir vu ces fresques qui représentent le nègre primitif élevé à la civilisation par le blanc, qu'il y est rentré convaincu des effets positifs de la colonisation, et ressorti honteux des sous-hommes que son pays avait créé. Quel est le sens de la célébration de l'indépendance qui depuis quelques années est marquée par la municipalisation accélérée, si d'autre part nous rendons au colonisateur un hommage supérieur à celui rendu à tout congolais de l'histoire? Ce mausolée de la honte pourra être transformé en musée/bibliothèque/archives nationales, pour un pays qui n'en a aucun.

Quatre années après l'inauguration du mausolée de Brazza, la pilule ne passe toujours pas. Ils sont des milliers de congolais patriotes blessés dans leur amour propre par cet édifice qui par ailleurs ne semble extasier personne. Sauf peut-être l'extrême droite européenne, car au-delà de l'aspect symbolique du bâtiment, l'intérieur est tapissé de peintures représentent les Noirs autochtones en primitifs sauvages, conduits à la civilisation par Pierre Savorgnan de Brazza qui leur donne vêtements, santé et savoir. Un message indiscutablement qualifié de raciste dans les pays du nord où l'on peut se faire condamner pour moins que cela : Casterman l'éditeur de Tintin est sous le coup d'une procédure judiciaire parce que « Tintin au Congo » affiche des dialogues dénigrants pour la culture congolaise précoloniale.

2. La débaptisation de Brazzaville. L'un ne va pas sans l'autre. Si on est pour le nom de Brazzaville à notre capitale, il faut honorer celui à qui on le doit. Si à l'inverse nous sommes contre le mausolée de ce colon, à plus forte raison, on ne peut admettre qu'une oeuvre encore plus gigantesque, notre capitale entière, lui soit consacrée. Logique n'est ce pas!? Ajoutons que Brazzaville est la dernière capitale africaine à porter encore le nom de son colonisateur. Et enfin, rassurez-vous, ce n'est pas parce que la ville s'appellera Mfoa, Nkuna ou Mavula, qu'elle nous fera apparaitre comme des sauvages. Bien au contraire.

Quand il signe, le 14 juillet 1960, à Matignon, les accords de transfert des compétences, l'abbé Fulbert Youlou pense que le moment est si solennel qu'il doit s'entourer de toutes les forces politiques. Il se présente alors avec les leaders de l'opposition, Jacques Opangault et Stéphane Tchitchélé (qui a remplacé à la tête du PPC Félix Tchicaya, démissionnaire). L'indépendance est proclamée le 15 Août 1960 dans l'allégresse organisée car en réalité, le peuple est inquiet tandis que les cadres se disputent déjà le pouvoirs et les biens abandonnés par les colons.

Le nouveau pouvoir, cartel de marxisants et de militaires, institue autoritairement le même monolithisme politique et syndical que celui qu'il a combattu. Désormais il n'y aura plus qu'un parti, le MNR, Mouvement National de la Révolution, et un syndicat, la CSC, Confédération Syndicale Congolaise. Au nom de l'unité nationale. Et les critiques a posteriori du régime de Youlou mettent en avant la dérive autocratique et la partialité ethnique.



Ce jour à 2010:

Le président congolais Denis Sassou Nguesso, a profité de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Congo ce dimanche, pour décerner des titres posthumes aux ‘’pères de l’indépendance’’ du Congo.

Denis Sassou N’Guesso a décerné la médaille commémorative du cinquantenaire de l’indépendance du Congo, aux pères de l’indépendance parmi lesquels Fulbert Youlou, Alphonse Massamba Débat, Marien N’Gouabi, JoachimYombi Opango, Pascal Lissouba, qui ont tous exercé les fonctions de président de la République du Congo.

La même médaille a été aussi décernée aux personnalités qui ont marqué l’indépendance du Congo, au nombre desquelles Jacques Opangault, Félix Tchicaya, Stéphane Tchichellé, Alfred Raoul Simon Pierre kikounga Got, Augustin poignet.

Cet imposant ouvrage de 16 mètres et demie a été dévoilé le 11 août par le Président de la République Denis Sassou N'Guesso dans le cadre des festivités du cinquantenaire de l'indépendance du Congo. Ce moment vient s'ajouter aux autres qui ornent la ville notamment les statues de la liberté, de la colombe de la paix, du Président Abbé Fulbert Youlou et du vice-président Jacques Opangault. La colonne de l’indépendance est un ouvrage filiforme constitué d’un socle de 3 fois 3 mètres sur 2 mètres 80 de hauteur, prenant appui sur un massif en béton armé de 4 fois 4 sur 1 mètre 80, ancré à 1 mètre 50 du sol. Elle porte en son sommet une statue de 3 mètres représentant «la Marianne». Le maire de Brazzaville Hugues Ngouélondélé a salué l'érection de ce monument qui vient enrichir le patrimoine culturel historique et touristique de la ville: "Ce monument symbolisant une femme portant les tables de la loi de la nation congolaise et baptisé colonne de l'indépendance trônera désormais sur cette place qui sera solennellement dénommée en septembre prochain par délibération municipale : Place de l'indépendance", a-t-il indiqué.

Les cinquante années d'indépendance du Congo, célébrées dimanche, ont été marquées par une longue période de guerre civile dans un pays où 70% des 3,6 millions d'habitants vit encore sous le seuil de pauvreté, même si la paix et la croissance semblent retrouvées. "Les cinquante ans d'indépendance sont marqués du sceau de l'échec. Ils sont maculés de sang. Le bilan des 50 ans de l'indépendance est très largement négatif", estime le président de l'Alliance pour la république et la démocratie (ARD, plate-forme de l'opposition), Mathias Dzon.


[Plus ici , ici , ici e aqui]

Kongo Kinshasa

THIS DAY IN 1960:

Independence was granted to the Congo. A rebel movement freed the Belgian Congo from Belgium.

Joseph Kasavubu became president and Patrice Lumumba prime minister. He made Joseph Mobutu, a young military officer, his private secretary.

Two months after he took power a sub-committee of the US National Security Council authorized the assassination of Lumumba, with Mobutu later becoming president.


THIS DAY IN 2010:

Congolese soldiers, holding Belgian and Congolese flags, take part in a military parade, in Kinshasa.

President Joseph Kabila called today for a "moral revolution" in the Democratic Republic of Congo at ceremonies marking the 50th anniversary of its independence from Belgium.
Congolese should put an end to "attacks on human life and dignity" and in particular the widespread rape that has become a feature of the guerrilla conflicts racking the vast nation, he said. Kabila also singled out "tribalism, regionalism, favouritism, irresponsibility, theft, embezzlement of public property and everything else contrary to values."


[More here]

Lumumba

This Day in 1960:


Patrice Lumumba and the MNC formed the first Congolese government in the run-up to the country's independence from Belgium, with Lumumba as Prime Minister and Joseph Kasavubu as President.

[More here]


This Day in 2010:


The sons of Congo's first democratically-elected leader, Patrice Lumumba, are to seek the prosecution for war crimes of 12 Belgian officials suspected of aiding their father's assassination in 1961.

"I want to know how he died. There are many books I can read and everything has been said, but there is no justice," said Guy Lumumba, the leader's youngest son.
"It is a father I am looking for, a father whom I still love, and I want to know why he was killed". "We are targeting the assassins. In Belgium, there are 12 of them. They are alive and we want them to answer for their ignoble acts before justice," he said.

[More here]

La Sape, Les Sapeurs et La Sapologie



L’art vestimentaire est devenu une religion pour les "sapeurs" congolais. Les adeptes de la Société des Ambianceurs et des personnes Elégantes (SAPE) et les Sapephiles (ceux qui aiment la sape) ont en fait récemment une démonstration au Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza pour honorer la mémoire de l’artiste musicien Rapha Boudzéki, «le Brazzavillois».
Une journée qui avait débuté par une messe d’action de grâce en Eglise Saint Pierre Claver de Bacongo à Brazzaville. Dans son homélie, l’abbé Anselme Badiabio, aumônier des Forces armées congolaises, nous a livrés ce message : «Notre vie sur terre est un passage. La sape est une étape de la vie mais, il faut passer de la sape extérieure à la sape intérieure. Par la sape, nous cherchons à reconnaître la valeur de Dieu pour saper notre cœur, pour que la beauté ne soit pas extérieure mais surtout intérieure» a-t-il dit. Poursuivant « que la sape est un atout, un tremplin pour l’unité nationale.»

[Plus ici, ici, ici et ici]




Daniele Tamagni's wonderful pictorial essay brilliantly manages to capture the ebullience of sapeur culture at its source in Bacongo, a sprawling suburb of Brazzaville in The Congo.

Le Sape (The Societe des Ambianceurs et des Personnes Elegantes), is one of the world's most exclusive clubs. It has recently become an international phenomenon with branches in places like Brazzaville, Kinshasa, Paris, Brussels and parts of South London.

The sapeur style and relationship to clothes is unique - a throwback to a lost world of pre-colonial elegance and decadence and at the same time it is futuristic. Members have their own code of honour, codes of professional conduct and strict notions of morality.

[More Here]

GOTENE



Le début des années 80 a été marque, dans la vie culturelle africaine, par le lancement du projet « Centre International des Civilisations Bantu ». L’un des programmes établis pour cette nouvelle institution, action culturelle emblématique, a tous points de vue, a été la Biennale de l’Art Bantu Contemporain. L’un des objectifs assignes a cette opération culturelle, inédite, a été la promotion de cet important domaine, passablement orphelin, de la créativité artistique en Afrique centrale, orientale et australe. Il s’agissait, naturellement, dans cette démarche d’encourager et de faire connaitre au monde, les meilleurs talents, artistes plasticiens, de cette aire culturelle. Le développement de ce programme, qui s’est étalé sur une vingtaine d’années, depuis la sélection et l’acquisition de la collection initiale, la tenue des cadres émulatifs, le choix des reproductions représentatives, la publication de catalogues, l’illustration de notes de presse et d’articles, la réalisation de films documentaires et l’exposition itinérante a été domine par la signature d’ un peintre, hors pair, le congolais de la rive droite, Marcel Gotene.


[Ici]

Vias de Exaustao e Expansao

A Historia Que Se Repete

Foi queimada viva com o seu filho por
"crimes de lesa patria"...

Fiction With Reality

OR

When Fiction Poses As Reality



Samuel Fosso as 'The Chief Who Sold Africa to the Colonialists"

OR

When Royalty Dresses Up As Fiction
Letters from a King of the Kongo

DIA DE AFRICA



My art is an attempt to give back what has been taken from those who lack power: their dignity.

"The Nightingale" (2003) by Grace Ndiritu
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Afrika [Afrika Yaya - Wyza]


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